Épilepsie, anxiété et troubles du sommeilétude comparative internationale sur la Prévalence et la nature de la détresse psychologique
Protocole de l’étude, bras européen Cohortes recrutées au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas
Investigateurs principaux
Professeur Gus A Baker
Professeur Ann Jacoby
Université de Liverpool, GB
RésuméBien que les crises d’épilepsie puissent indéniablement
exercer un impact majeur sur la qualité de vie (QdV), une nouvelle
approche visant à analyser les effets spécifiques des troubles
psychiatriques comorbides a fait surface. Johnson et al. (2004) se sont
proposés d’étudier l’impact de l’anxiété et de la dépression sur la QdV
liée à la santé et ont établi que ces deux troubles pouvaient
influencer négativement la QdV indépendamment l’un de l’autre. En
outre, bien que la fréquence et la sévérité des crises aient été liées
à des scores de QdV plus faibles, ces facteurs à eux seuls ont échoué à
expliquer la variance, l’anxiété et la dépression constituant des
facteurs prédictifs plus puissants. De la même façon, Cramer et al.
(2005) ont établi que l’anxiété et la dépression réduisaient de façon
importante les scores de QdV et que plus ces pathologies étaient
sévères, plus les effets mis en avant par les échelles d’évaluation de
la QdV étaient nombreux. Bien que des études complémentaires doivent
être menées, il semblerait nécessaire de prendre en compte le niveau
d’anxiété et de dépression lorsqu’il s’agit de développer un schéma
thérapeutique dans l’épilepsie (Johnson et al., 2004).
À ce jour, les études des comorbidités psychiatriques dans l’épilepsie
se sont largement focalisées sur les troubles dépressifs, mais d’autres
problèmes psychiatriques doivent être étudiés plus avant, notamment
l’anxiété (Johnson et al., 2004). L’impact de l’épilepsie sur la vie
quotidienne ne peut pas s’expliquer uniquement par la fréquence des
crises (Baker et al., 1996). Des études portant sur les effets
psychosociaux de l’épilepsie soulignent la prévalence de l’anxiété chez
les personnes épileptiques, bien que le lien entre anxiété et épilepsie
reste à éclaircir. Il est de plus en plus nécessaire d’attirer
l’attention sur les troubles anxieux dans l’épilepsie afin de formuler
des approches thérapeutiques adaptées et d’améliorer la QdV (Vazquez
& Devinsky, 2003). Il conviendrait en outre d’identifier les
individus pouvant bénéficier des effets psychotropes positifs de
certains antiépileptiques (Schmitz, 2006). La relation complexe entre
anxiété et épilepsie nécessite donc de plus amples études.
Épilepsie et troubles du sommeilLes troubles du sommeil sont
une comorbidité fréquente des troubles anxieux (Buysse et al., 1989) et
le sommeil des patients épileptiques est fréquemment altéré (Sander,
2005), ce qui constitue notamment un problème chez les plus jeunes
(Moran et al., 2004). Hermann (1992) a inclus le sommeil dans sa liste
de domaines clés de la QdV des patients épileptiques et a souligné la
pénurie d’études dans ce domaine ; dans la mesure où les chercheurs
n’ont accordé que peu d’attention à cet aspect de la vie des
épileptiques, la littérature sur le sujet reste rare. Les troubles du
sommeil peuvent revêtir des formes diverses : retard à
l’endormissement, réveils nocturnes ou réveils précoces (Jenkins et
al., 1988). Ils engendrent une très forte demande en services de soins
de santé et un recours massif à des médicaments vendus sans ordonnance
(Jenkins et al., 1988). Fait important, les troubles du sommeil peuvent
également indiquer une anxiété majeure et une dépression (Hermann et
al., 2000). De Weerd et al. (2004) ont montré que les perturbations du
sommeil étaient particulièrement fréquentes chez les patients souffrant
de crises partielles. Bazil (2003) a identifié d’autres troubles du
sommeil fréquents chez les épileptiques, mais qui passent souvent
inaperçus auprès des cliniciens. Le rôle des troubles du sommeil dans
l’altération de la QdV des épileptiques est souligné par les patients
eux-mêmes, ainsi que leur inquiétude au sujet de l’aggravation
éventuelle des problèmes de sommeil par le traitement antiépileptique
(Fisher et al., 2000b). Ces inquiétudes semblent justifiées par une
littérature convaincante bien que limitée qui identifie les effets très
divers que peuvent avoir les antiépileptiques sur la qualité du sommeil
(Mendez & Radtke, 2001 ; Bazil, 2003). Sander (2005) a souligné que
le « succès » du traitement repose obligatoirement sur une prise en
charge réussie des comorbidités du point de vue du patient, notamment
des troubles du sommeil.
Évaluation des troubles du sommeilUn certain nombre d’échelles
d’évaluation des troubles du sommeil ont été élaborées ces dernières
années. Parmi les échelles génériques d’évaluation de la santé incluant
un domaine « sommeil », citons le Sickness Impact Profile (Deyo et al.,
1983), le Nottingham Health Profile (Hunt et al., 1981) et le WHOQOL
(Groupe WHOQOL, 1993). Développé plus récemment, le Pittsburgh Sleep
Quality Index (Buysse et al., 1989) est un questionnaire
d’auto-évaluation de 19 items qui évalue la qualité et les
perturbations du sommeil survenues au cours du mois précédent ; il a
été démontré que cette échelle possédait une sensibilité et une
spécificité fortes pour la distinction des bons et des mauvais
dormeurs. De même, le Short Insomnia Questionnaire (Violani et al.,
2004) se compose de 18 items évaluant les symptômes d’insomnie, la
présence d’une somnolence excessive, les apnées du sommeil et les
parasomnies. L’échelle de 4 items développée par Jenkins et al. (1988)
et celle de 6 items développée par Hoeppner et al. (1984) constituent
deux autres questionnaires sur les troubles du sommeil de longueur plus
réduite, le second étant utilisé spécifiquement dans le contexte de
l’épilepsie.
Objectifs Les objectifs du projet consistent à :
- Définir la nature et l’importance de l’anxiété et des troubles du sommeil chez les épileptiques ;
- Étudier la relation entre anxiété et troubles du sommeil et divers facteurs liés ou non à l’épilepsie ;
- Identifier,
à partir d’un large éventail de facteurs prédictifs potentiels, les
plus puissants facteurs prédictifs d’anxiété et de troubles du sommeil
chez les épileptiques ;
- Étudier les facteurs protecteurs contre l’anxiété et les troubles du sommeil chez les épileptiques ;
- Comparer
les taux d’anxiété et de troubles du sommeil observés chez les
épileptiques aux taux observés chez des témoins appariés pour l’âge et
le sexe (uniquement pour le bras du Royaume-Uni), afin d’évaluer
l’importance du problème pour ce groupe de patients.
Methodes
Échelles d’évaluation à utiliserLes taux d’anxiété et de
troubles du sommeil seront analysés au sein d’une cohorte de patients
épileptiques au moyen d’échelles déjà validées. Nous suggérons
d’utiliser les échelles d’évaluation suivantes :
Anxiété : nous utiliserons le State-Trait Anxiety Inventory (STAI,
Speilberger et al., 1983), échelle auto-administrée composée de 40
items (20 items sur l’anxiété-état et 20 items évaluant
l’anxiété-trait). Le STAI inclut une échelle de réponse en 4 points (de
« pas du tout » à « beaucoup » et de « presque jamais » à « presque
tout le temps ») pour l’évaluation de l’intensité des symptômes
d’anxiété. Ce questionnaire est bien validé et est largement utilisé en
recherche psychologique et clinique.
Sommeil : les troubles du sommeil seront évalués au moyen (i) du
Pittsburgh Sleep Quality Index en 19 items (PSQI, Buysse et al., 1989).
Le PSQI est un questionnaire d’auto-évaluation portant sur la qualité
et les perturbations du sommeil observées sur une période d’un mois.
Les réponses des patients permettent de générer sept scores pour
chacune des composantes suivantes : qualité subjective du sommeil,
latence du sommeil, durée du sommeil, efficacité du sommeil,
perturbations du sommeil, recours aux médicaments, perturbations du
fonctionnement diurne, ainsi qu’un score global. Son utilisation est
validée dans des contextes psychiatriques et de médecine générale,
ainsi que dans des études de recherche clinique et épidémiologiques ;
et (ii) de l’Epworth Sleepiness Scale (ESS), un questionnaire
d’auto-évaluation visant à mesurer la somnolence diurne excessive
(Johns MW, 1991). L’ESS inclut une échelle de réponse en 4 points (0 =
aucun risque de somnolence, 1 = faible risque de somnolence, 2 = risque
modéré de somnolence, 3 = risque élevé de somnolence) visant à évaluer
l’intensité de la somnolence dans huit situations. Les scores obtenus
pour chaque situation sont additionnés pour obtenir un score total.
Effets indésirables des antiépileptiques : le Liverpool Adverse Events
Profile (Gilliam et al., 2004) sera utilisé pour identifier les effets
indésirables liés aux traitements. Ce court questionnaire
d’auto-évaluation liste 19 symptômes connus pour leur association avec
les antiépileptiques, ainsi que des choix de réponse évaluant la
fréquence de ces symptômes. Les personnes interrogées doivent entourer
les choix de réponse correspondant le mieux à leur expérience des
symptômes listés, ces choix allant de « n’est jamais un problème » à «
est toujours ou souvent un problème ». Il a été démontré que ce
questionnaire permettait de détecter des différences significatives
quant aux types d’effets secondaires signalés selon le traitement
médicamenteux suivi (Baker et al., 1997).
Impact de l’épilepsie perçu par le patient : l’Impact of Epilepsy Scale
(Jacoby et al., 1993) sera utilisée pour évaluer l’impact de
l’épilepsie perçu par le patient. Cette échelle se compose de 12 items
portant sur les domaines suivants : relations avec le
conjoint/partenaire, relations avec les autres membres proches de la
famille, vie sociale/activités sociales, santé, travail/conditions de
vie, relations avec les amis, perception de soi, projets/ambitions,
conduite et indépendance.
Stigmatisation de l’épilepsie perçue par le patient : la stigmatisation
perçue sera évaluée au moyen d’une échelle de 3 items spécifique à
l’épilepsie (Jacoby, 1994). Pour chaque item, les patients devront
répondre par oui ou par non, le score de chacun étant établi d’après la
somme des réponses positives. Ils seront également interrogés au moyen
d’items indépendants se rapportant à leur expérience en termes de
stigmatisation et de discrimination éventuelles liées à l’épilepsie.
Niveau de soutien social : le soutien social sera évalué au moyen d’une
échelle de 19 items (Sherbourne & Stewart, 1991) étudiant la
perception du soutien reçu dans quatre domaines distincts : soutien
émotionnel/informationnel, soutien tangible, soutien affectif et
relations sociales positives. Les personnes interrogées devront
répondre sur une échelle en 5 points allant de « jamais » à « tout le
temps ». Les données obtenues pourront être analysées à partir des
scores obtenus pour chaque domaine ou d’un score global de soutien
social.
Inquiétude liée aux crises : une échelle simple composée de 2 items
(Abetz et al., 2000) portant sur l’inquiétude suscitée par les crises
passées ou susceptibles de se produire sera utilisée pour évaluer les
préoccupations des patients au sujet des crises.
Caractéristiques cliniques et socio-démographiques : le questionnaire
comprendra également des items indépendants portant sur l’âge des
patients, leur sexe, leur niveau d’éducation et leur statut
professionnel. Il sera demandé aux participants de classer leurs crises
selon les catégories suivantes : crises tonico-cloniques uniquement,
autres types de crises uniquement, crises à la fois tonico-cloniques et
d’autres types. Ils devront également estimer la fréquence mensuelle de
leurs crises, leur degré de contrôle des crises tel qu’ils le
perçoivent et fournir des informations sur l’ancienneté de leur
épilepsie et le type de traitement suivi. Pour finir, ils devront
indiquer s’ils souffrent d’autres affections chroniques que l’épilepsie
et s’ils suivent des traitements délivrés sur ordonnance autres qu’un
traitement par antiépileptiques ; les patients devront également
décrire leur état de santé global et établir une comparaison avec
celui-ci un an auparavant (des items indépendants seront utilisés pour
chacun de ces points).
Identification des patients et des témoinsLes patients
satisfaisant aux critères d’inclusion dans l’étude seront identifiés
par des associations d’aide aux patients épileptiques en France
(Épilepsie France), en Allemagne (Deutsche Epilepsievereinigung e.V.),
aux Pays-Bas (Epilepsie Vereniging Nederland (EVN) et au Royaume-Uni
(Epilepsy Action). Un échantillon de 1 000 patients par pays sera
constitué à partir de la liste des adhérents de ces associations
(échantillon total de 4 000 patients). Ce chiffre permettra un taux de
non-réponse compris entre 40 et 50 %, comme le montre notre expérience
passée dans la conduite d’études similaires dans lesquelles des
associations de patients sont utilisées pour la construction des
échantillons.
Un certain nombre d’étapes individuelles du recrutement des patients
sont susceptibles de varier selon les 4 sites de recrutement. Nous
reconnaissons que ce processus doit obéir à l’éthique de la recherche
et à la réglementation gouvernementale de chaque pays, et doit
également être adapté aux ressources existantes au sein de chaque
association de patients participante. Les informations suivantes
proposent donc un cadre générique dans lequel s’inscrira le processus
de recueil et de gestion des données sur chaque site.
Identification des personnes épileptiques (et des témoins, site
britannique uniquement) via les associations d’aide aux patients
épileptiques identifiées plus haut :
Dans chaque pays, 1 000 participants seront identifiés via trois stratégies de recrutement potentielles :
i) Des questionnaires auto-administrés accompagnés d’une lettre
explicative imprimée sur papier à en-tête de l’association concernée
seront envoyés à un échantillon des adhérents figurant dans la base de
données de l’association concernée. Des enveloppes pré-affranchies
seront également jointes pour le retour direct des questionnaires au
Bureau d’Étude de l’Université de Liverpool (bras britannique) ou à
l’association de patients épileptiques concernée, qui transmettra
ensuite les questionnaires au Bureau d’Étude de l’Université de
Liverpool (bras français, allemand et néerlandais). Au Royaume-Uni
seulement, un échantillon témoin sera constitué comme suit : un
destinataire du questionnaire souffrant lui-même d’épilepsie devra
identifier un témoin apparié sur son âge (à cinq ans près) et son sexe
ne cohabitant pas avec lui, non épileptique et qui, à sa connaissance,
ne suit aucun traitement antiépileptique pour quelque raison que ce
soit. Il lui sera demandé de transmettre à cette personne un exemplaire
du questionnaire destiné aux témoins (version abrégée du questionnaire
patients excluant les échelles et les items spécifiques à l’épilepsie).
Les personnes recevant le questionnaire et elles-mêmes non épileptiques
devront transmettre l’ensemble des questionnaires à un adulte (âgé de
18 ans ou plus) épileptique, s’ils en connaissent un. Cette stratégie
d’échantillonnage ne permet pas l’envoi de rappels aux non-répondants,
par conséquent aucune tentative ne sera effectuée dans ce sens.
ii) Des informations sur l’objet de l’étude et notamment sur ses
buts, objectifs et méthodes seront publiées sur le site Internet de
chaque association contre l’épilepsie à but non lucratif concernée. Les
visiteurs de ces pages souhaitant participer à l’étude pourront cliquer
sur un lien vers le questionnaire destiné aux personnes épileptiques
(les participants britanniques pourront quant à eux choisir entre un
lien vers le questionnaire destiné aux personnes épileptiques et un
lien vers le questionnaire destiné aux personnes (témoins) non
épileptiques) ; le questionnaire pourra être rempli en ligne et
transmis par voie électronique au Bureau d’Étude de l’Université de
Liverpool.
iii) Des informations sur l’objet de l’étude et notamment sur ses
buts, objectifs et méthodes seront publiées dans le bulletin
d’information de chaque association contre l’épilepsie à but non
lucratif concernée. Les lecteurs souhaitant participer à l’étude
devront remplir un bulletin visant à exprimer leur intérêt pour l’étude
et le retourner à l’association à but non lucratif du site concerné.
Chacune de ces personnes recevra en retour une lettre explicative, une
fiche de renseignements, le questionnaire correspondant à sa situation
et une enveloppe pré-affranchie pour le retour de celui-ci. Aucun
rappel ne sera adressé aux non-répondants.
Critères d’inclusion : patients épileptiques adultes concernés.
Critères d’exclusion : difficultés de compréhension du questionnaire.
Recueil et gestion des donnéesNous avons déjà utilisé avec
succès l’approche postale pour le recueil d’informations relatives à la
qualité de vie, notamment à l’aide d’échelles d’évaluation de la
détresse psychologique dans des études sur l’épilepsie au sein des
communautés locales (Jacoby et al., 1996) et dans le cadre d’études
menées chez des patients épileptiques en rémission (Jacoby et al.,
1992), des patients présentant des crises et une épilepsie d’apparition
récente (Jacoby et al., 2007; Marson et al., 2007) ou des patients
épileptiques dans d’autres populations hors Royaume-Uni (Baker et al.,
1997; Baker et al., 2005). Pour l’ensemble de ces études, les taux de
réponse ont été bons à excellents, et les avantages des approches
postales ont été soigneusement étudiés dans la littérature (McColl et
al., 2001) : c’est pourquoi nous proposons d’adopter également une
approche postale pour la présente étude.
Le Bureau d’Étude de la Division de la Santé Publique de l’Université
de Liverpool sera responsable de la vérification, du nettoyage, du
codage et de la saisie des données. Celles-ci seront stockées en toute
sécurité dans une base de données protégée par mot de passe.
Calendrier global du projet
Mois 1-4 Début du processus de demande d’autorisation auprès du
Comité d’éthique de l’Université de Liverpool et du Comité de
gouvernance de la recherche d’Epilepsy Action (EA) ; finalisation du
choix des échelles et élaboration du dossier comprenant les
questionnaires envoyés par voie postale ; négociation de l’accès à la
base de données recensant les adhérents d’EA, ainsi qu’à son site
Internet et à son bulletin d’information ;
Mois 5-8 Finalisation des processus de demande d’autorisation auprès
du Comité d’éthique de l’Université et du Comité de gouvernance de la
recherche ; impression des questionnaires ; envoi des questionnaires
par voie électronique ou postale ; mise en place d’une base de données
pour le recueil des retours ;
Mois 9-11 Poursuite de l’envoi des questionnaires ; début du codage,
de la vérification et du nettoyage des questionnaires retournés ;
Mois 12-16 Finalisation du recueil des données ; finalisation du codage, du nettoyage et de la saisie des données ;
Mois 17-18 Début de l’analyse des données ; début de l’élaboration du rapport complet destiné au promoteur de l’étude ;
Mois 19-21 Poursuite de l’élaboration et finalisation du rapport
destiné au promoteur et rédaction de la version préliminaire d’un
article pour soumission à une publication spécialisée.
AnalyseÀ l’aide des échelles présentées plus haut, nous nous
proposons d’évaluer l’anxiété et les troubles du sommeil dans les deux
groupes de répondants, ainsi que d’étudier l’anxiété et les troubles du
sommeil chez les épileptiques par rapport aux variables mentionnées
comme facteurs prédictifs dans des études antérieures (cf. Figure 1).
Les analyses incluront :
- Des statistiques descriptives simples ;
- Une analyse de corrélation visant à étudier les relations entre les variables ;
- Une
analyse de régression multiple visant à étudier la puissance de chaque
variable dans la prédiction de l’anxiété et des troubles du sommeil.
Résultat de l’étude
- Les résultats de l’étude seront présentés sous les formes suivantes :
- Remise d’un rapport complet au promoteur de l’étude (Pfizer Pharmaceuticals) ;
- Publication d’au moins un article soumis au comité de lecture d’un journal portant sur l’épilepsie ;
- Réalisation d’au moins une présentation lors d’une conférence universitaire ;
- Présentations en interne à l’attention du personnel de Pfizer ;
- Rédaction
d’articles destinés au grand public et aux professionnels en vue de
leur publication dans les journaux destinés aux adhérents de chacune
des associations à but non lucratif contre l’épilepsie ;
- Distribution de l’article destiné au grand public à l’ensemble des participants à l’étude en faisant la demande.
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