Convulsions fébriles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Les convulsions fébriles réalisent des secousses et/ou une contraction Tonique généralisée du corps, durant quelques minutes. La température est souvent modérément élevée, en cours d'ascension, au moment de la Convulsion, mais elle dépasse souvent 39°C quelques heures plus tard. La crise peut être plus longue ou ne concerner qu'un seul côté du corps, ou se répéter quelques heures plus tard. Les rares formes hypotoniques où l'enfant est « mou » sont d'interprétation délicate, difficiles à distinguer d'une syncope fébrile dont la signification est différents car elle est apparentée à un réflexe cardiaque, non à un phénomène primitivement cérébral.

Le diagnostic est clinique, et aucun examen complémentaire n'est nécessaire. Dans un tiers de cas, il existe des antécédents familiaux de convulsions fébriles.

L'évolution est variable. Dans 98% des cas, après un petit nombre de crises, l'enfant n'est plus affecté par ce type de problème. Toutefois, des crises peuvent se produire, très rarement, jusqu'à la fin de la première décennie.

Dans 2% des cas, une seconde ou troisième crise est longue, durant plus de 30 minutes, ce qui peut produire des séquelles. Ceci survient surtout quand la première crise est apparue tôt dans la première année de vie, et concerne plus souvent la première crise que les suivantes.

Dans un petit nombre de cas, une épilepsie bénigne (guérissant sans laisser de séquelles) fait suite à des convulsions fébriles, et son évolution est semblable à celle des épilepsies bénignes non précédées de convulsions fébriles.

Dans 2% des cas, une épilepsie difficile à contrôler apparaît dans les semaines, mois ou années qui suivent. Ceci se produit après des convulsions fébriles survenues avant l'âge de 8 mois (c'est le syndrome de Dravet) ou après une crise unilatérale prolongée suivie d'une hémiplégie ( Syndrome hémiconvulsion-hémiplégie).

La cause des convulsions fébriles demeure inconnue, mais l'absence de lésion cérébrale et la survenue possible de convulsions fébriles chez plusieurs individus d'une même famille suggèrent une anomalie de fonctionnement à l'échelon cellulaire. En effet, il a été découvert récemment dans certaines de ces familles des anomalies géniques concernant des composants de canaux situés dans les membranes des cellules nerveuses et contrôlant les flux de sodium de part et d'autre de la membrane, contrôlant ainsi les phénomènes électrique du cerveau.

Le traitement varie donc selon le risque estimé de convulsion fébrile longue et d'épilepsie ultérieure. Si ce risque est jugé faible, du Valium® (diazépam) est conseillé en cas de nouvelle convulsion voire, si celles-ci se répètent, en cas de fièvre. Il est plus efficace s'il est administré par voie rectale que par voie orale, car l'absorption est plus rapide par voie rectale. Si le risque est jugé élevé, un traitement continu est proposé, afin de réduire ce risque. La Dépakine® (valproate) est le seul produit efficace et bien toléré dans de telles circonstances. Il est donné pour une durée de 1 ou 2 ans.

 
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