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Le dire ou pas ? il y a 3 Années, 3 Mois
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Bonjour !
Mon compagnon est épileptique mais à un niveau plutôt faible (désolée, je ne connais pas vraiment les termes médicaux officiels), il conduit, ne fait que très rarement de crises, il travaille actuellement en tant que vendeur, mais cherche à changer de profession.
Il souhaitait postuler à la gendarmerie, mais pour remplir le dossier, il y a bien évidemment la case "santé", son neurologue lui a apparemment toujours conseillé de ne pas préciser qu'il est épileptique...
Moi, je suis sceptique, si un jour il a une crise sur le lieu professionnel, je me dis que le boulot pourrait se retourner contre lui de ne pas avoir prévenu.
Lui pense que s'il le précise, il ne sera jamais embauché nulle part...
Il a entre temps postuler à la SNCF, et à ma connaissance, n'a pas précisé son état... Il attend la réponse.
Donc, voilà, je souhaitais savoir les expériences d'autres personnes dans le même cas...
Merci d'avance. Et désolée pour le roman..!!
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Re:Le dire ou pas ? il y a 3 Années, 3 Mois
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Bonsoir GaëlleetFlo,
Ce genre de question est toujours très délicat. Les avis sur la question sont tellement partagés.
Je vais, néanmoins, te donner mon point de vue.
Tu ne nous renseignes que très peu sur le type d'épilepsie de ton compagnon. Quand tu écris : "niveau plutôt faible - il ne fait que très rarement des crises", cela peut s'interpréter de différentes façons :
- soit il est atteint d'une épilepsie partielle (un seul côté du cerveau): dans ce cas les crises sont moins "violentes" que dans l'épilepsie généralisée et son traitement régule bien les crises,
- cependant, l'épilepsie dite "généralisée" (schématiquement, les deux lobes du cerveau sont atteints) peut ne provoquer que très peu de crises si le traitement permet de bien les gérer.
Certaines professions sont évidemment déconseillées aux épileptiques, voire inaccessibles malheureusement lorsque l'épilepsie est connue.
Les domaines dans lesquels ton compagnon aimerait s'engager en font partie, surtout s'il est amené à conduire certains engins, véhicules, ou - pour le cas de la gendarmerie - être directement sur le terrain.
Comme tu l'indiques toi-même : en cas d'accident qu'il causerait à un tiers, ou dont il serait directement victime, sa responsabilité est totalement engagée s'il n'a pas déclaré sa pathologie.
Personnellement, j'ai toujours joué la franchise et j'ai spontanément parlé de l'épilepsie à la médecine du travail et à mes employeurs.
Je suis atteinte, depuis l'âge de 8 ans, d'une épilepsie temporale droite (crises partielles). J'ai 49 ans et l'épilepsie est mal gérée car je résiste à tous les traitements.
Je fais en moyenne une crise par semaine (54 l'an dernier) malgré un traitement lourd (Keppra, Trileptal et Urbanyl).
Je n'ai pas été "ménagée" pour autant par mes employeurs, puisque l'on m'a confié de plus en plus de responsabilités au fil des ans.
J'ai aussi travaillé dans le domaine de l'architecture et j'ai été amenée à contrôler des chantiers (je veillais au respect des conditions d'accessibilité des personnes handicapées).
Par contre, jamais je n'ai conduit un véhicule de fonctions. J'étais généralement accompagnée par mon collègue chargé de la sécurité incendie pour me rendre sur le terrain.
J'aurais donc tendance à te dire : "il vaut mieux en parler plutôt que de déclarer une crise qui ne génèrerait que des problèmes à tous niveaux".
Tu n'es pas sans savoir que le stress et l'anxiété génèrent des crises chez les personnes épileptiques.
Ainsi, travailler et avoir sans cesse à l'esprit la crainte de déclarer une crise n'est pas une solution non plus selon moi.
Je me suis battue pendant des années pour lutter contre cette maladie afin qu'elle ne m'empêche pas de travailler.
Au bout de 25 ans d'une activité trop intense (45 à 50 h par semaine en moyenne dans la fonction publique !) j'ai été placée en arrêt de travail d'office par la médecine professionnelle pour stress trop intense et recrudescence des crises.
Ainsi, à mon sens, il vaut mieux - non seulement - être clair(e) avec son employeur, mais aussi connaître les limites que cette maladie nous impose bien malgré nous.
J'ai, pour ma part, dépassé ces limites par souci de donner le meilleur de moi-même et de me mettre au service du public (j'ai aussi été amenée à gérer un service de 100 personnes - gestion du personnel).
Je ne regrette rien car j'ai beaucoup appris pendant 25 ans, mais je l'ai payé cher du point de vue de la santé.
Ton compagnon ambitionne d'entrer dans des domaines qui ne sont pas faciles.
C'est tout à son honneur. Mais qu'il pèse bien le pour et le contre. Tant dans son intérêt que pour préserver son équilibre aussi.
Ceci n'est qu'un avis purement personnel. Du vécu aussi...
D'aucuns t'exprimeront sans doute d'autres points de vue.
Je vous souhaite à tous deux bon courage et j'espère sincèrement que ton compagnon s'épanouira dans des fonctions qui lui correspondent tout à fait.
Bien cordialement.
Cathy.
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Re:Le dire ou pas ? il y a 3 Années, 3 Mois
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Bonsoir !
Merci beaucoup pour cette réponse.
Flo est atteint d'une épilepsie partielle du lobe temporal gauche, il est sous Tégretol LP 400, 1 comprimé et demi par jour, son epilepsie est stabilisée.
Il est reconnu épileptique depuis l'age de 4 ans (il en a 24 !), il n'a fait que deux crises dans sa vie, il se sent parfois hyperactif et très fatigué lors de périodes de stress et d'anxièté.
C'est pourquooi avec ce "peu" de "symptômes", il ne juge pas utile de le préciser...
Mais je reste dans le doute ...
Bien cordialement, et merci encore !
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Re:Le dire ou pas ? il y a 3 Années, 2 Mois
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Bonjour,
Un épileptologue a-t-il déjà tenté d'arrêter son traitement ?
François.
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Re:Le dire ou pas ? il y a 3 Années, 2 Mois
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Oui, il y a 5 ans, son neurologue a tenté d'abord de le sevrer puis d'arrêter son traitement mais les sensations de mal-être sont réapparues et l'électroencéphalogramme était très mauvais.
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Re:Le dire ou pas ? il y a 3 Années, 2 Mois
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Bonsoir,
Donc, et malgré ce que vous rapportiez de sa conversation
"C'est pourquoi avec ce "peu" de "symptômes", il ne juge pas utile de le préciser...",
il est tenu de ne pas conduire une voiture sans déclarer auparavant qu'il est épileptique, etc..
Amicalement.
François.
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