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Re:Le dire ou pas ? il y a 2 Années, 1 Mois
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Bonjour,
Avouer "sa" maladie n'est pas chose facile, pas plus que prononcer son nom sachant qu'inmmanquablement les regards que porteront sur vous vos collègues seront ... différents ! L'épilepsie, ce grand mal, est aujourd'hui encore fort malvenu dans le monde du travail ou nous sommes quelque peu "indésirables".
J'ai 58 ans et mon épilepsie s'est manifestée à 18 ans. Il m'a fallu faire avec ce mal nouveau dont on m'a caché le nom pendant quelques temps. Pour ne pas me fragiliser davantage ? Pour ne pas affoler mes proches ? Puis je suis entré dans la vie active; établissement de soins pour jeunes handicapés mentaux, puis établissement bancaire. La pratique en parallèle du cyclisme (sport dur et ... dangereux) m'a poussé à cacher - autant que faire se peut - cette maladie présentée comme honteuse et j'ai évolué pendant 20 ans tout près du haut niveau. Intérieurement j'ai intégré que cette pratique sportive était un paravent qui me permettait de me déclarer en bonne santé. Toutefois, j'ai dû un jour me résoudre enfin à l'avouer et j'ai fais comme si la survenance de la maladie était récente. Dans le cadre de mon travail, le choix de communiquer s'est fait en direction des collègues avec lesquels j'avais le plus d'affinités. Par ailleur, médecine du travail et employeur étaient au courant et mes crises s'espaçaient avec le temps. Subiste la réponse à apporter au questionnaire d'embauche, à la déclaration de bonne santé, au questionnaire médical (octroi d'un crédit), accès à un régime de prévoyance, etc. Pour ne pas être exclu de tout, je serai tenté de dire qu'il y a lieu de ne pas révéler sa maladie. Partant du droit, le point de départ constaté de la maladie peut faire émerger une déclaration mensongère de la part de la personne. J'ai pour ma part tout autant usé de subterfuge que de stratagème, pour ne pas déclarer immédiatement ce qui en nous est cette charge pesante et difficile à faire partager. Je dois préciser que je conduit, continue de pratiquer le vélo (route et vtt), ski nordique, que je suis président d'un club sportif, animateur d'évènements sportifs (basket, volley, boxe, défilés de mode et ... cyclisme). Car nous devons donner un sens à notre vie et, C'EST MA FACON A MOI DE PROUVER QUE JE SUIS COMME TOUT LE MONDE ! Mon témoignage n'a d'autre but que de relater une situation et, à défaut de dicter une attitude -j'en convient- j'avoue avoir menti par simple omission ... un brin calculée étant par ailleurs soucieux de ne pas débattre publiquement de ce mal que l'on veut caché, car très personnel.
Amicalement.
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focas (Utilisateur)
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Re:Le dire ou pas ? il y a 2 Années, 1 Mois
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À Clochette: Je connais une personne en Ille-et-Vilaine, épileptique comme nous, avec qui vous pourriez entrer en contact si vous voulez. Moi je suis à Nantes. C'est pas loin non plus.
À Speedy: Votre neurologue dit des bêtises. Les métiers où l'on s'occupe de personnes ne sont nullement à proscrire. Je dirais même au contraire. Ayant des problèmes soi-même on est peut être plus à l'aise pour comprendre les problèmes des autres et/ou en éviter.
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steph (Utilisateur)
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Re:Le dire ou pas ? il y a 2 Années, 1 Mois
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Moi,je dit que les métiers dans la petite enfance,policier,gendarme,chaufeurs de bus,de train ou d'avion(il y en a d'autres mais je ne vais pas tous les citer)doivent être interdis aux épileptiques parce qu'on met notre vie et la vie des autres en danger.
Dans la petite enfance,on peut avoir un enfant dans les bras et en même temps,se mettre à faire une crise et faire tomber l'enfant par terre et peut-être le tuer(si je dit ça, c'est que ça m'est arrivé avec une cousine qui avait 8 mois,que j'ai fait tomber dans les escaliers chez ma mère).Pour policier et gendarme,on doit se servir d'armes à feu, d'une voiture.Si il y a une crise alors que vous êtes en train d'arrêter une personne,le coup se met à partir on ne sais où et ça peut tourner au drame et pour la voiture,vous vous mettez à en faire une au volant et d'un seul coup,il y a un accident sur la route et c'est vous qui êtes en tort(ma cousine est épileptique et l'a cachée quand elle a passée son permis de conduire sauf qu'elle a eu un accident en faisant une crise donc,c'est elle qui était en tort et elle a payée les réparations pour les autres voitures et la sienne et elle s'est fait retirer le permis aussitôt parce qu'elle métait la vie des gents en danger).Chauffeur de bus et de train ou d'avion,il y a beaucoup trop de personnes et c'est beaucoup trop risqué de perdre la vie et de la faire perdre aux autres
Par contre,moi à 23 ans,j'attendais une place en C.A.T donc j'ai voulue m'inscrire à l'ANPE en disant que j'étais épileptique mais que je pouvais faire le ménage.Devant moi la dame faisais la gentille et m'a répondue que dans une semaine,j'aurais une réponse positive sauf que quand j'ai reçue le courrier c'était marqué en gros:NOUS NE POUVONS GARDER VOTRE DOSSIER EN ATTENTE DU FAIT DE VOTRE HANDICAP!Ca m'a écoeuré de voir ça et j'étais prête à retouner la voir pour lui envoyer sa lettre en pleine figure mais je ne l'ai pas fais.Donc,il y a certains métiers qui ne sont pas à risques que l'on peut faire mais il faut quand même prévenir l'employeur,le médecin du travaille et aussi si vous le souhaitez mais ce serais mieux les collègues comme ça au moins si vous faites une crise,ils sauront ce que vous êtes en train de faire.
STEPH
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Dernière édition: 09-01-2010 à 01:51 Par steph.
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focas (Utilisateur)
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Re:Le dire ou pas ? il y a 2 Années
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Et moi je dis que chacun son truc et que tout dépend de la gravité et de la fréquence de nos crises.
Il ne faut pas tomber dans le piège de la paranoïa.
Le risque est toujours là évidemment. Je fais toujours mes crises le soir, seul dans la cuisine. Cependant, une fois, on était tous les quatre ensemble. j'ai fait une crise avec un verre en main. Mon fils avait 15 mois. Quand je me suis réveillé il y avait des morceaux de verre partout et mon fils garde toujours une cicatrice sur la paupière. La trouille de ma vie!!!
Néanmoins on peut tout à fait faire avec.
J'ai une amie qui est prof, j'ai une amie qui travaille dans un Institut Médico Éducatif pour enfants handicapes mentaux.
Pour l' ANPE vous avez fait une erreur (c'est mon avis personnel). Dans le monde du travail, dire qu'on est différent n'est jamais une bonne chose. Sur un CV ou lors d'un entretien d'embauche, jamais!
La seule personne à qui vous devez le dire c'est à votre médecin généraliste. Il vous aiguillera vers un neurologue si besoin.
Sinon dites le aux personnes de confiance et apprenez les premiers gestes de secours aux personnes qui sont susceptibles d'assister à une crise.
À part ça on est comme les autres.
Cordialement,
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Dernière édition: 09-01-2010 à 09:23 Par focas.
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steph (Utilisateur)
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Messages: 21
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Re:Le dire ou pas ? il y a 2 Années
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Focas,vous êtes dans l'obligation de prévenir l'employeur pour l'épilepsie où n'importe quel handicap parce que si vous ne dites rien à l'embauche et que vous vous mettez à faire une crise qui peut vous couter la vie,il a entièrement le droit de vous licencier pour faute grave.Après,vous faites ce que vous voulez.En tout cas,vous vos crises vous ne les faites que le soir apparement d'après ce que vous avez marqué et ce que vous avez fait à votre enfant ça ne vous à pas spécialement marqué ou choqué ben moi, si j'avais fait ça à un de mes enfants,je m'en serais voulue pour le restant de ma vie même si ce n'est pas de ma faute!Ce que j'ai fais à ma cousine,ça datte d'il y a au moins 22 ans et j'y pense encore!
Steph
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Re:Le dire ou pas ? il y a 2 Années
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Bonjour Steph,
Je ne partage pas - loin s'en faut - la définition que vous donnez de la faute grave vis à vis de l'employeur en ne lui communiquant pas le type de maladie qui vous affecte. En effet, tant le Code du Travail que les conventions collectives qui portent amélioration aux dispositions contractuelles fixent les devoirs et obligations qui s'imposent à l'employeur et les salariés. La maladie relève à mon sens du secret médical et par extension à la médecine du travail et le médecin conseil. Si l'entretien d'embauche ne le prévoit pas "EXPRESSEMENT" dans un écrit, est-il besoin de le mentionner ? On n'a pas pour habitude de répondre aux questions qui ne sont pas posées. A contrario, il me semble assez logique de faire une information succinte du mal qui vous affecte... dont il est aisé d'imaginer qu'elle sera mentionnée dans votre dossier au service du personnel/ressources humaines. Quant à la faute grave elle repose dans le droit français aux manquements réitérés au regard des règles de sécurité, de discipline, de confidentialité, et de ''perte de confiance'' pour un salarié au statut de cadre. La déclaration préalable d'une maladie (par ailleurs souvent utilisée comme critère d'exclusion)sauf à exposer d'autres personnes ne s'impose pas. Attention toutefois au caractère dolosif de la chose qui pourrait vous priver de certains droits, très souvent pécuniaire, à l'avoir dissimulé pour tenter d'en tirer avantage. C'est toute l'ambiguïté du droit français et de la charge ... de la preuve ! Je pense qu'il ne faut pas jouer à se faire peur même si le sujet est sensible, sérieux, émotionnel.
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