Bonjour à chacun de vous ici,
Je m'adresse plus spécialement à Danielle, car je suis originaire du Nord de la France et j'habite une ville frontalière située en Belgique.
La question du placement des enfants handicapés dans la région du Nord est "épineuse" dans la mesure où l'on dispose de très peu d'établissements (voire, pas du tout), en dehors des hôpitaux de jour.
En interrogeant plusieurs moteurs de recherches, j'ai obtenu confirmation que les établissements les plus "proches" se situent en région Parisienne. Soit approximativement à 250 kms de chez nous.
Je vous place donc le lien que j'ai consulté, même s'il est évident que cela ne répond pas à l'attente de Danielle :
http://www.ors-idf.org/etudes/pdf/GuideHandicap2006.pdf
Pourquoi ai-je donc écrit ici ?
Simplement pour expliquer que beaucoup de personnes habitant le Nord de la France et confrontées au problème du placement d'une personne handicapée (enfant, adulte, ou personne âgée atteinte d'une maladie invalidante), doivent s'orienter vers la Belgique.
Pays qui devient, malheureusement, lui aussi saturé dans ce domaine, tellement de Français y sont accueillis !
Je peux, par contre, témoigner que de petites communes (comme celle que j'habite) sont dotées de structures que l'on appelle en Belgique "le Village", qui accueillent à la fois les handicapés légers, lourds, ou personnes présentant une épilepsie invalidante mentalement.
Ces jeunes et moins jeunes sont pris en charge chaque jour par un bus depuis chez eux et menés vers le lieu où des éducateurs les occupent et les encadrent.
Certains d'entre-eux effectuent d'ailleurs des travaux de jardinage sur un lopin de terre situé derrière notre maison.
Notre commune a entamé la construction de petites maisons spécialement destinées à l'accueil de ceux qui pourraient se permettre financièrement d'y loger, tout en étant encadrés en permanence (structures qui existent déjà aux environs de Bruxelles - notre neveu de 52 ans y est placé).
Je fais d'ailleurs partie du Conseil Communal Consultatif de la Personne Handicapée, mis en place cette année par la commune, destiné à améliorer la qualité de vie et l'insertion de la personne handicapée dans notre entité.
Je ne sais où habite Danielle précisément, mais si sa situation géographique était relativement proche de la Belgique, peut-être pourrait-elle encore trouver une solution (mais sans la garantie de pouvoir loger avec son enfant malheureusement).
Voilà ce que je pouvais expliquer de ce que je connais de notre région du Nord.
Mais ceci n'enlève rien au travail d'Epilepsie-France, confrontée bien entendu au manque de prise de conscience du handicap et, surtout, de l'épilepsie, dans beaucoup de villes Françaises.
Félicitations à chacun de vous pour le travail mené.
Bien à vous tous,
Catherine.