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L’utilisation judicieuse du temps libre contribue à l’équilibre physique et mental de toute personne quel que soit son âge. Ceci est également vrai pour les personnes épileptiques ; les loisirs leur offrent un accès privilégié à la vie sociale.
Faire des choix réalistes
Dans la recherche d’une activité de loisirs, une personne épileptique doit d’abord, comme tout le monde, se laisser guider par ses propres désirs et choisir ce dont elle a envie. Elle devra ensuite apprécier ses possibilités avec réalisme.
En cas d’hésitation, le médecin traitant peut être de bon conseil car les choix sont souvent liés au type de crise. On a souvent tendance à limiter les activités des enfants dans le souci de leur sécurité ; or il ne faut pas perdre de vue l’importance pour le jeune épileptique de pratiquer les mêmes activités que les autres. Les seules activités à écarter sont celles qui feraient courir des risques graves à la personne épileptique elle-même ou à d’autres personnes.
Quelles activités ?
La plupart des activités peuvent être pratiquées ; il s’agit seulement de prendre quelques précautions dans certains cas. Les commentaires qui suivent répondent aux questions les plus fréquemment posées, mais il n’y a bien sûr pas de règles générales et chaque cas doit être regardé comme un cas particulier.
Activités sportives: quelques exemples
Les patients épileptiques exercent moins d’activité sportive que la population générale. Les raisons essentielles de la faible participation des patients. Les raisons essentielles de la faible participation des patietns sont en partie des raisons personnelles, comme la peur de faire une crise et d’attirer l’attention, mais aussi le fait de conseils de l’entourage ou du médecin traitant. La pratique du sport doit donc être encouragée chez les patients dont l’état clinique est compatible avec une activité physique.
Natation et sports nautiques
En piscine, la natation présente peu de risque, sous réserve d’avoir prévenu le maître nageur et d’être accompagné dans l’eau par une personne informée. S’il s’agit d’une piscine privée, il faut prendre des précautions équivalentes (ne pas se trouver seul dans la piscine et avoir informé au moins l’une des personnes présentes).
La natation en pleine mer sans gilet de sauvetage et la plongée sous-marine présentent en revanche un risque grave et doivent être déconseillées.
La pratique de la voile, de la planche à voile et du ski nautique est sans inconvénient mais implique le port d’un gilet de sauvetage conforme aux normes (lorsque le corps est inerte, la tête est maintenue à la surface, inclinée vers l’arrière).
Pour la Fédération Française pour la pratique de la plongée, délégataire du Ministère de la Jeunesse et des Sports pour l’organisation de l’activité en France, “l’épilepsie contre-indique formellement la pratique de la plongée subaquatique”.
Cyclisme et équitation
Ce type d’activité sportive stimule la vigilance ; on préférera cependant les routes tranquilles et on s’abstiendra de partir seul pour de grandes randonnées.
Escalade, varappe
La spéléologie, les courses en montagne sur des parcours escarpés sont déconseillées. En revanche il est difficile d’interdire systématiquement aux enfants de grimper aux arbres !
Yoga
Le yoga peut avoir un effet très positif sur la personne épileptique ; le contrôle de la respiration que l’on trouve dans certains types de yoga ne présente pas d’inconvénient.
D’une manière générale, les activités sportives sont conseillées car elles sont facteur d’équilibre ; il faudra seulement être attentif au cours des phases de récupération suivant un effort soutenu. Le relâchement de l’attention après l’effort doit être surveillé.
Certaines activités présentant des risques peuvent néanmoins être pratiquées avec un encadrement spécialisé.
Divertissements
Télévision et jeux Vidéo
Un petit nombre de personnes épileptiques peuvent constater la survenue de crises lorsqu’elles regardent un écran. Il suffit en général, lorsqu’il s’agit de la télévision, de se tenir éloigné de l’écran et de bien éclairer la pièce, d’utiliser de préférence la commande à distance pour régler le récepteur. L’utilisation d’un écran à 100 Hz peut être intéressante pour les personnes sensibles. En revanche les écrans LCD et les jeux type “Game Boy” n’ont pas d’ Incidence en dehors de la fatigue liée à la durée passée à jouer.
Danse, discothèques, soirées
Certaines personnes craignent les spots clignotants. Il est vrai que des clignotements lumineux (entre 15 et 25 par seconde) peuvent favoriser l’apparition de crises d’épilepsie chez certains sujets. On peut cependant, si on en ressent le besoin, diminuer les effets du scintillement en portant des lunettes noires.
Réunions sociales
Dans les réunions, il y a souvent la tentation de consommer des boissons alcoolisées. Or il est sûr que l’excès d’alcool provoque des crises.
Vie affective et relationnelle
L’épilepsie n’a pas d’effet direct sur les rapports sexuels ; dans ce domaine, les questions relatives aux effets de l’épilepsie ou du traitement peuvent être posées au médecin.
Intégrer les personnes épileptiques dans la vie courante
Beaucoup de personnes épileptiques envisagent avec anxiété les activités de loisirs. Elles craignent en effet les risques que ces activités peuvent leur faire courir : risque de chute, d’accident, bien sûr, mais aussi risque de laisser “voir” son épilepsie.
Cette attitude, bien compréhensible, est cependant regrettable. D’une part, il ne faut pas exagérer les risques objectifs qui sont liés à l’épilepsie ; d’autre part, il faut être conscient du facteur d’équilibre que représentent des activités de loisirs bien conduites.
Dans le domaine des loisirs comme dans tous les autres, la personne épileptique a tout intérêt à vivre le plus possible comme tout le monde, car c’est de cette façon qu’elle trouvera l’insertion sociale dont elle a aussi besoin.
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