|
Techniques et indications chirurgicales des épilepsies rebelles de l’enfant |
|
|
|
|
Environ 20% des épilepsies de l’enfant sont
pharmacorésistantes.
Les épilepsies rebelles se définissent par la persistance des crises
d’épilepsie à une fréquence invalidante malgré un traitement
médicamenteux bien conduit comportant l’usage des antiépileptiques
classiques et des nouvelles molécules isolément et en association.
La fréquence élevée des crises, leur caractère parfois traumatique,
le retentissement des crises répétées sur le développement
psychomoteur et le comportement des enfants et les effets
secondaires majeurs des médicaments antiépileptiques sont autant
d’éléments qui peuvent conduire dans certains cas à envisager un
traitement chirurgical.
La spécificité de la chirurgie de l’épilepsie est qu’il s’agit d’une
chirurgie
fonctionnelle :
topographie et volume cérébral qui vont être réséqués seront
déterminés, non par des anomalies anatomiques mêmes si celles-ci
sont souvent présentes, mais par des anomalies
électrophysiologiques. Les indications chirurgicales et le succès de
la chirurgie sont étroitement liés à la qualité des investigations
préopératoires.
La chirurgie de l’épilepsie relève donc d’une démarche
pluridisciplinaire médico-chirurgicale.
Deux approches chirurgicales sont proposées en fonction du type
d’épilepsie : la chirurgie dite curative ou
d’ Exérèse
dont l’objectif est de guérir l’épilepsie en supprimant le ou les
foyers
épileptogènes ; elle est indiquée dans les épilepsies
partielles. La chirurgie palliative qui a pour objectif de diminuer
la fréquence ou la gravité de certaines crises en interrompant des
connexions calleuses ou corticales : elle est proposée dans
certaines épilepsies secondairement généralisées ou localisées aux
régions fonctionnelles. Nous traiterons en dernier lieu de la
stimulation
vagale
qui est un traitement adjuvant de l’épilepsie basé sur la
stimulation électrique du nerf
vague
et qui nécessite l’implantation chirurgicale du matériel de
stimulation.
|