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L’épilepsie dans la littérature : Jules Barbey d’Aurévilly Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Nous avons recueilli pour vous quelques textes, des plus connus (La Bible) aux plus divertissants (Pennac), qui parlent de l’épilepsie où mettent en scène des crises d’épilepsie. La loi sur la protection des oeuvres littéraires ne nous autorise pas à reproduire certains textes, seules les références apparaissent alors dans l’attente de l’autorisation des éditeurs.

Jules Barbey d’Aurévilly

Jules Barbey d'AurévillyDans « les Diaboliques » (1874) catalogue des passions, Jules Barbey d’Aurévilly évoque une jeune fille au tempéramment « épileptique ».

— C’est, sans doute, — dit-il, — la dernière fois, l’abbé, que vous avez donné la communion?

Et le pince-sans-rire mit sa main blanche et sèche au-dessus de ses yeux, pour voir le Reniant, posé maigrement derrière son verre entre les deux larges poitrines de ses deux voisins, le capitaine Rançonnet, empourpré et flambant comme une torche, et le capitaine au 6e cuirassiers, Travers de Mautravers, qui ressemblait à un caisson.

— Il y avait déjà longtemps que je ne la donnais plus, — reprit le ci-devant prêtre, — et que j’avais jeté ma souquenille aux orties du chemin. C’était en pleine révolution, le temps où vous étiez ici, citoyen Le Carpentier, en tournée de représentant du peuple. Vous vous rappelez bien une jeune fille d’Hémevès que vous fîtes mettre à la maison d’arrêt? une enragée! une épileptique!

— Tiens! — dit Mautravers, — il y a une femme mêlée aux hosties! L’avez-vous aussi donnée aux cochons!

— Tu te crois spirituel, Mautravers? — fit Rançonnet. — Mais n’interromps donc pas l’abbé. L’abbé, finissez-nous l’histoire.

— Ah! l’histoire, — reprit Reniant, — sera bientôt contée. Je disais donc, monsieur Le Carpentier, cette fille d’Hémevès, vous en souvenez-vous? On l’appelait la Tesson… Joséphine Tesson, si j’ai bonne mémoire, une grosse maflée, — une espèce de Marie Alacoque pour le tempérament sanguin, — l’âme damnée des chouans et des prêtres, qui lui avaient allumé le sang, qui l’avaient fanatisée et rendue folle… Elle passait sa vie à les cacher, les prêtres… Quand il s’agissait d’en sauver un, elle eût bravé trente guillotines.

 
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