L’épilepsie est une maladie neurologique qui affecte les femmes et les choix qu’elles peuvent faire, dans de multiples secteurs de leur vie. En effet, cette maladie est porteuse de nombreux préjugés qui résistent à l’avancée des connaissances scientifiques et techniques. Au nombre de ceux-ci, la grossesse des femmes épileptiques pose encore de nombreuses questions.
On estime qu’en France, environ 100000 femmes en âge de procréer (1 femme sur 200) sont atteintes d’épilepsie (Elefant et al, 2007).
Parmi celles-ci, nombreuses sont celles qui souhaitant avoir des enfants, se posent néanmoins beaucoup de questions :
Quel est le risque de transmission de la maladie à mon enfant ?
Quel est le risque d’aggravation de la maladie au cours de la grossesse ?
Quel est l’impact de la maladie et des médicaments sur le développement de mon enfant ?
Qu’en est-il de l’allaitement ?

Chez les femmes en âge de procréer, la maladie épileptique et l’utilisation des médicaments antiépileptiques imposent quelques précautions, tant pour la contraception qu’en ce qui concerne la préparation et le déroulement d’une grossesse.

La prise en charge des femmes atteintes d’épilepsie pendant leur grossesse constitue un volet spécifique tant du travail du neurologue-épileptologue que de celui du gynécologue-obstétricien (ou sage-femme) et du pédiatre. Elle nécessite une collaboration sans faille entre les praticiens impliqués et la patiente.
Bien que ces grossesses soient considérées à risque par le corps médical, la grande majorité d’entre elles (90 à 95%) se déroulent sans aucun problème.

La grossesse constitue un projet que les futurs parents doivent prévoir bien en amont de la phase de conception, de façon à préparer toutes les étapes thérapeutiques nécessaires à la mère et à l’enfant en collaboration avec les médecins.

L’accouchement ne présente, en règle générale, aucun risque particulier pour la mère ou l’enfant. Le choix de l’allaitement doit être fait en fonction de l’importance de l’épilepsie de la mère et du type de traitement en cours. Il s’agit d’une décision personnelle.

Pour conclure, les jeunes femmes épileptiques doivent absolument être encouragées à poursuivre un projet parental lorsqu’elles le souhaitent, car la probabilité de mettre au monde un enfant en bonne santé est très élevée.