Au volant, quelles précautions ?

Comme tout le monde, et encore plus que les autres :

  • Ne pas boire d'alcool ;
  • Ne pas conduire si l'on manque de sommeil ;
  • Éviter de conduire sur de longues distances et de nuit.

D'autres précautions sont plus spécifiques :

  • Éviter de conduire si l'on a oublié de prendre son traitement, si l'on prend des somnifères, des tranquillisants ou des antidépresseurs ;
  • Si le traitement anti-épileptique a été modifié récemment, ou si l'on prend occasionnellement des médicaments susceptibles d'avoir des conséquences sur l'épilepsie ;
  • Tenir compte des circonstances particulières, propres à chaque personne, dont on sait qu'elles favorisent parfois des crises.

L'assurance couvre-t-elle les dommages matériels et corporels en cas d'accident ?

Si la conduite du véhicule utilisé n'est pas subordonnée à la détention d'un permis de conduire (bicyclettes, cyclomoteurs de cylindrée inférieure à 50 cm3, voiturettes...), l'épilepsie est sans influence sur le contrat ; les dommages seront indemnisés même s'il est établi qu'une crise est à l'origine de l'accident.

En revanche, s'agissant de la conduite de véhicules pour lesquels un permis de conduire valide est exigé, ce n'est pas le contrat d'assurance lui-même qui est en cause, mais bien la validité du permis de conduire ; si, le jour du sinistre, le conducteur du véhicule se trouvait dans un état de santé ne l'autorisant pas à conduire, même s'il l'ignorait, l'assureur peut décider de ne pas régler les prestations prévues au contrat.

On doit conseiller la prudence à la personne souffrant de troubles qui pourraient constituer une épilepsie, ou à la personne qui a été épileptique ; il lui appartient, avec son médecin, de vérifier que l'évolution de son état de santé ne retire pas sa validité au permis de conduire qu'elle détient. Ce n'est pas une démarche facile.

Et si on ne déclare pas ?

Outre le problème d'assurance en cas d'accident, vous vous exposez à une peine de 2 ans d'emprisonnement et à une amende de 4.500 €.