ce qu’il faut faire

Notez l'heure précise.

Dégagez l'espace autour de la personne. Protégez la tête (placez un coussin ou un vêtement replié sous la tête). Desserrez ses vêtements, col, ceinture.

Enlevez les lunettes, si la personne en porte.

Dès que possible, mettez la personne en position laté­rale de sécurité (voir illustration).

Rassurez la personne pendant la période de confusion qui peut suivre le retour à la conscience.

 

ce qu’il ne faut pas faire

Ne transportez pas la personne pendant la crise, sauf si elle se trouve en danger immédiat (au milieu d'une route fréquentée, au haut d'un escalier, au bord de l'eau, à proximité immédiate d'un feu ou d'un radia­teur brûlant...).

N'entravez pas ses mouvements. N'essayez pas de l'asseoir.

Ne mettez rien dans sa bouche et surtout pas vos doigts.

N'essayez pas de donner de médicament tant que la crise se déroule.

Ne donnez rien à boire.

N' intervenez pas sans nécessité juste après la crise ; laissez la personne récupérer, et demeurez auprès d'elle jusqu'à ce que la période pendant laquelle elle est confuse soit passée.

Notez bien: habituellement, il n'est pas nécessaire d'appeler un médecin, le SAMU, les pompiers, la police quand une personne connue pour être épileptique a une crise qui suit son cours habituel.

 

 

dans quels cas des soins médicaux sont-ils nécessaires ?

Si la crise dure beaucoup plus longtemps que d'habi-tude pour la personne concernée.

 

Si deux crises généralisées se succèdent, sans retour correct de la conscience entre les deux.

Si la personne s'est blessée pendant la crise et qu'elle n'a pas repris conscience 10 minutes après la fin des secous­ses. L'inconscience peut être la conséquence  du choc (Sachez que certaines personnes dorment après une crise. Une personne endormie réagit lorsqu'on la secoue, une personne inconsciente ne réagit pas).

S'il y a une blessure que vous ne pouvez pas soigner vous-même (par exemple si vous ne parvenez pas à stopper une hémorragie).

Notez bien : si un enfant convulse avec une forte fièvre, faites appel au médecin. En attendant, faites baisser la température en enlevant les vêtements et en le rafraî­chissant avec des serviettes humides.

 

 

que faire dans d’autres types de  crises ?

Absences

Il n'est pas nécessaire d'intervenir car les absences sont habituellement très brèves. Si vous remarquez une absence, restez un instant auprès de la personne, afin de vous assurez que tout se passe bien.

 Crises partielles

Durant ces crises souvent déroutantes et difficiles à reconnaître, il est utile de rester présent sans entraver le déroulement de la crise. N'intervenez pas sans nécessité auprès de la personne en crise, qui, dans une semi conscience, peut percevoir votre geste comme une agression. Après la crise, mont-rez-vous rassurant et réconfortant.